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Électrique, léger et fun

 

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Cet œuf géant sur roues va-t-il révolutionner le transport urbain ?

L’ELF (pour électrique, léger et fun), a été conçu par Organic Transit, une société de Durham, Caroline du Nord (États-Unis).

Pour faire avancer ce triporteur high-tech, il faut pédaler. Mais on peut aussi se faire aider par le moteur électrique alimenté par un panneau solaire de 60 watts installé sur le toit incurvé de ce « véhicule urbain éco-mobile ».

Entre vélo électrique et Autolib à pédales , – il est équipé de rétroviseurs et de freins – l’ELF est un véhicule propre qui devrait intéresser tous ceux qui rêvent de villes débarrassées de la pollution chimique et sonore émise par les moteurs à combustion.

Il permet de faire du vélo sans effort, tout en étant protégé des aléas de la circulation par sa coque en polycarbonate. Il lui manque juste des portes pour être vraiment à l’abri du vent et de la pluie, des aléas climatiques plutôt fréquents dans nos contrées.

Son coffre peut accueillir les courses du jour et, comme le notent ses concepteurs, l’ELF est un moyen « de remplacer la salle de sport en faisant son exercice quotidien tout en se déplaçant »

L’ELF pèse environ 70 kg, peut tracter jusqu’à 150 kg et atteindre 30 Km/h avec l’assistance électrique. La batterie de 48 volts et 10 ampères se charge en une heure, ou sept heures via le panneau solaire, pour une autonomie d’environ 30 Km.

Ralph Cotter, son concepteur, vient de l’univers automobile (Porsche, BMW). Comme nombre d’entrepreneurs américains, il a eu recours au site de crowdfunding Kickstarter pour développer son projet. Avec succès : il a levé 226 000 dollars, soit plus du double de la somme demandée, 100 000 dollars.

Seul hic, mais de taille : l’ELF n’est pour l’instant disponible que sur le continent nord américain au prix de 5 000 $ (environ 3750 €).

Néanmoins, la société de Durham explique travailler à un modèle destiné l’Union Européenne. Avec comme objectif ultime de distribuer son véhicule hybride « partout dans le monde ».

Reste que ce vélo gros comme une petite voiture sans permis semble plus adapté aux cités américaines conçues pour et autour de l’automobile, aux larges avenues et innombrables parkings, que pour nos villes européennes où se garer est devenu un casse-tête. Sans parler des voies cyclables, bien trop étroites pour cet ELF là.  À moins que les automobilistes de Londres, Paris ou Berlin décident de se débarrasser en masse de leur voiture pour adopter un de ces sympathiques triporteurs non polluants.

Une hypothèse certes peu crédible, mais qui ne devrait pas empêcher nos grandes municipalités déjà engagées dans la promotion de la bicyclette en milieu urbain (Lyon, Paris) d’étudier de près ce nouveau véhicule.

Faire baisser la pollution tout en affinant la silhouette, c’est le tour de magie que se proposent de réaliser ces ELF roulants.